Partager
Version imprimableSend by emailversion PDF

Current Size: 100%

La vallée de la Brenne

Identité

 

Situés entre Tours et Vendôme, les communes de la vallée de la Brenne occupent une superficie de 186,125 km² et comptent 15 472 habitants. L’agriculture à dominante céréalière et d’élevage est présente sur les plateaux de la Gâtine (au nord) tandis que la viticulture (A.O.C. Vouvray) se développe sur les coteaux (au sud). La vallée est également un territoire à vocation industrielle ancienne liée à la Brenne dont témoigne encore la présence de nombreux moulins et les anciennes tanneries de Château-Renault.

 

 

Visualisez la carte de l'aire d'étude de la vallée de la Brenne

Histoire

La présence de mégalithes témoigne d’une occupation ancienne de la vallée, dès le paléolithique moyen (300 000 – 30 000 av. J.C.). Des découvertes fortuites ou des opérations de fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour plusieurs vestiges et objets d’époques gauloise et gallo-romaine. Les bourgs se développent autour des églises rurales dès le Môyen Age et à partir du 11ème siècle, les établissements monastiques participent au défrichement des forêts de Gâtine et de Blémars qui s’étendaient entre la Loire et Château-Renault. C’est également à cette époque qu’est édifié le donjon de Château-Renault. Aux 15ème et 16ème siècles, la fin de la Guerre de Cent Ans et la présence royale se traduisent par la construction de nombreux manoirs et châteaux en Touraine et notamment dans la vallée de la Brenne. Au 19ème siècle la vallée est marquée par l’arrivée du chemin de fer et l’apogée des tanneries à Château-Renault.

 

Physionomie des bourgs

La construction d’une forteresse, sur un éperon situé à la confluence du Gault et de la Brenne, est à l’origine du développement de la ville de Château-Renault. L’ensemble de la ville présente une juxtaposition de quartiers d’époques et de styles architecturaux différents : la ville "haute" d’origine médiévale avec ses ruelles étroites et ses maisons en pans de bois ; la ville "basse" qui s’est développée au 19ème siècle avec l’essor des tanneries ; et de nouveaux quartiers à partir de la seconde moitié du 20ème siècle. Disposant d’une faible superficie (351,5 ha) une partie des extensions urbaines se réalise sur les communes voisines.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hormis Château-Renault, la population agglomérée l’est sous forme de villages dans la vallée ou sur le plateau.
Les "villages de vallée", plutôt au sud de l’aire d’étude, présentent une structure urbaine traditionnelle avec un développement souvent linéaire au pied du coteau où l’on observe la présence d’habitats troglodytiques. Les possibilités de développement et d’extension de ces villages étant limitées, l’urbanisation a tendance à se faire sous forme de lotissements sur le coteau ou le plateau.
Les "villages de plateau" se développent le long des axes principaux de communication. Les extensions semblent respecter l’organisation urbaine des bourgs et se développent soit en étoile soit le long des axes majeurs de desserte, soit en comblant les vides urbains. Ce type de village se trouve plutôt dans la partie nord.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Matériaux de construction

Le tuffeau est utilisé dans la vallée de la Brenne comme pierre de taille ou sous forme de moellons. Les anciennes carrières ont été transformées et aménagées (caves, champignonnières, maisons, bâtiments agricole,etc.) au fil des siècles.

La brique est également présente mais est rarement utilisée comme unique matériau de construction, hormis dans la partie nord de la vallée, à Château-Renault notamment. Elle est souvent utilisée conjointement avec la pierre de taille permettant de décorer les façades ou comme remplissage des pans de bois.

La tuile plate de couleur brune rouge constitue le matériau de couverture traditionnel grâce à la présence d’argile dans le sous-sol et de tuileries et briqueteries dans la vallée permettant sa fabrication.

Les couvertures en ardoise, pour les habitations, se sont développées dans la seconde moitié du 19ème siècle avec l’essor du chemin de fer.